Sophie Bekisz devient chargée de recherche FNRS pour analyser le rôle de la lymphangiogenèse dans l’arthrose, afin de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et identifier des thérapies prometteuses, par le biais de modèles in vitro/in vivo/in silico



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©️ BEKISZ Sophie-

Son parcours

Sophie Bekisz a réalisé ses études à l’Université de Liège. Elle y a obtenu un bachelier en ingénieur civil, suivi d'un master en ingénieur civil biomédical. Elle a complété son mémoire de fin d'études à l’Université de Canterbury (Christchurch, Nouvelle-Zélande), en se concentrant sur un nouveau test de sensibilité à l’insuline basé sur un modèle mathématique oral‑sous‑cutané. Réalisé sous la co-supervision du Dr T. Desaive (ULiège) et du Pr G. J. Chase   (Université de Canterbury), ce travail a donné lieu à deux publications : un acte de conférence en co-auteur et un article de recherche en tant que premier auteur.

Motivée par sa passion pour la recherche, elle a accompli un doctorat au sein de la Biomechanics Research Unit (GIGA Molecular and Computational Biology, ULiège). Ses travaux doctoraux, soutenus majoritairement par une bourse FRIA du FNRS, ont été menés sous la supervision du Pr L. Geris (Biomechanics Research Unit) et du Pr A. Noël (LBTD, GIGA Cancer, ULiège). Ses recherches combinaient des expériences in vitro et de la modélisation computationnelle pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la lymphangiogenèse pathologique (formation de nouveaux vaisseaux lymphatiques à partir de vaisseaux préexistants). Bien que disposant d'un background d'ingénieure, elle a acquis toutes les techniques de laboratoire ("wet-lab") nécessaires à la génération des données biologiques pour ses recherches. Ce travail a mené à la publication de 5 articles scientifiques (articles de recherche ou revues : Springer Nature, National Library of Medicine, Journal of Computational Science, …), en tant que premier auteur ou co-auteur. L'excellence de son parcours a également été saluée par plusieurs prix , notamment de la Fondation Léon Fredericq (2020, 2021, 2022, 2024). Elle a activement diffusé ses résultats lors de conférences nationales et internationales couvrant divers domaines (incluant la biologie lymphatique, l'arthrose, la biologie des systèmes, la biomécanique et l'ingénierie tissulaire), avec 5 présentations orales et plus de 20 posters (à titre exemplatif, Best Poster Award at the GRS Lymphatics Conference (2022), Osteoarthritis Congress Grant from the Osteoarthritis Foundation (2024), …). En parallèle de ses recherches, elle s'est investie dans la communauté scientifique, notamment en tant que membre du Belgian National Committee on Biomedical Engineering (NCBME) et au sein du comité d'organisation local du Microphysiological System (MPS) World Summit 2025, qui a accueilli plus de 1.000 participants. Durant son doctorat, elle a également contribué à la supervision de 5 étudiants de master.

 

Sa recherche

Sophie a récemment obtenu un mandat de chargé de recherches FNRS pour poursuivre ses recherches sur la lymphangiogenèse. L'octroi de ce mandat salue le caractère hautement interdisciplinaire de ce projet, qui se distingue tant par son sujet que par les techniques utilisées. En effet, ce projet étudie son rôle spécifique du système lymphatique dans l’arthrose, via des approches intégrées in vitro, in vivo et in silico. Elle mènera ses recherches sous la supervision des Professeurs L. Geris et Y. Henrotin (mSKIL, CIRM, ULiège). Elle a obtenu l'Osteoarthritis Congress Grant de la Fondation Arthrose, ce qui a soutenu sa participation au congrès ICRS (International Cartilage Regeneration and Joint Preservation Society) 2025 à Boston. Elle y a présenté des résultats préliminaires montrant que, bien que les cellules de la membrane synoviale des articulations arthrosiques tentent de promouvoir l'expansion des vaisseaux lymphatiques, ce système semble dysfonctionnel et ne parvient pas à drainer l'inflammation efficacement, perpétuant ainsi la maladie.

Visant une carrière académique et de recherche à long terme, Sophie ambitionne de générer des résultats scientifiques innovants grâce à ce mandat. Elle mettra également cette opportunité à profit pour développer ses compétences transversales ("soft skills") et planifier des séjours de recherche à l’étranger, dans le but de se préparer à décrocher des financements internationaux hautement compétitifs à l'avenir.

 

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